Enfin, le temps est venu pour des nominations fransaskoises au Sénat

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Denis Simard, Président ACF (Credit photo ACF)
« Avoir une juste représentation de la minorité de langue officielle au Sénat permet une représentation plus conforme à la diversité du pays ».

Une demande des nominations fransaskoises au niveau du sénat du Canada a été exprimée par l’Assemblée communautaire fransaskoise ACFD depuis deux ans. Dans un communique de presse lancé le jeudi 04 juin 2020, l’ACF pointe des sièges de la Saskatchewan qui seront vacants en raison des retraites déjà prises et prévues d’ici le 8 août 2020. Ces vacances seront occupées par des nominations en provenance du bureau du premier ministre, raison pour laquelle l’ACF demande au premier ministre de penser aux nominations fransaskoises à ces sièges de sénateurs.

Par Tabitha Mukamusoni 

Le 09 juin 2020

Il y a déjà deux ans que l’ACF sollicite le Premier ministre du Canada Justin Trudeau, afin qu’il choisisse au moins une personne bilingue qui siègera au sénat pour la Saskatchewan. Pour Denis Simard, président de l’ACF, « avoir une juste représentation de la minorité de langue officielle au Sénat permet une représentation plus conforme à la diversité du pays ». Une bonne raison qui justifie l’importance de la nomination d’une sénatrice ou un sénateur francophone de la Saskatchewan au sénat du Canada. Également les Fransaskoises et Fransaskois comptent sur les sénateurs et sénatrices pour défendre entre autres la dualité linguistique, les droits linguistiques et la loi sur les langues officielles.

Denis Simard, dit que l’ACF rappelle ses préoccupations au premier ministre, Justin Trudeau, sur le fait que, très bientôt la sénatrice Liliane Dyck prendra sa retraite et deux sièges saskatchewannais au Sénat canadien seront vacants. 

Le président de l’ACF ajoute qu’une nomination sénatoriale venant de la communauté fransaskoise dotera le Sénat canadien de voix supplémentaires pour favoriser le développement de leurs communautés. Il a donné comme exemple le travail accompli par les Sénatrices, Maria Chaput du Manitoba et Claudette Tardif de l’Alberta toutes les deux à la retraite. Cela démontre très bien comment les francophones de l’Ouest canadien peuvent contribuer au développement de la dualité linguistique.

Il faut aussi rappeler que le sénat a pour fonction de réviser les projets de loi de la Chambre des communes et de représenter les provinces, les régions et les minorités. La Saskatchewan n’a pas connu de francophone au Sénat depuis 1958 lorsque Arthur Marcotte avait terminé son mandat et en 1909 Wilfrid Laurier avait nommé, Joseph-Benjamin Prince. 

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